Projections dans les écoles

Depuis les années 1950, les opérateurs de la cinémathèque Robert-Lynen se déplacent dans les écoles maternelles et élémentaires parisiennes. Ils diffusent, à l’aide d’un équipement portable, des films au format 16 millimètres sélectionnés par les enseignants parmi les 1800 titres présents au catalogue pour illustrer leurs cours.

• de multiples possibilités pédagogiques

Installés dans le préau, tous les élèves de l’établissement assistent à ces projections. Suivant les niveaux, la sélection des films suscite une activité pré- ou post-projection menée par les enseignants. Ce rituel, très apprécié des enfants, leur permet de s’initier concrètement à la projection des images.

Grâce à l’acquisition d’un parc de 46 projecteurs portables (de marque Debris, puis Eiki), la Cinémathèque a pu dispenser son action dans les établissements scolaires de l’enseignement primaire jusqu’au secondaire. Cependant, si les ciné-clubs des collèges et lycées ont fortement participé à la diffusion des courts métrages de la Cinémathèque jusque dans les années 1990, l’arrivée de nouveaux supports (VHS puis DVD) les ont vus peu à peu disparaître. Ce qui n’est pas le cas des écoles dont la demande reste constante grâce aux multiples possibilités pédagogiques induites par ce dispositif.

Jusqu’en 2014, près de 120 écoles primaires ont pu bénéficier de séances mensuelles pour environ 20 000 spectateurs. La Cinémathèque a destiné cinq projectionnistes et deux chauffeurs livreurs à cette activité essentielle qui la singularise depuis plus d’un demi-siècle. Depuis la rentrée 2014/2015, le nombre d’écoles associées au dispositif a dû être réduit, mais la Cinémathèque continue son action de diffusion en 16 millimètres auprès des établissements scolaires.

• Objectifs

• renforcer les projets pédagogiques menés au sein des établissements
• développer une culture commune
• favoriser la communication entre les classes
• découvrir le patrimoine cinématographique
• créer du lien avec les familles
• apporter une ouverture sur le monde
• donner accès à la culture aux écoles excentrées des lieux culturels
• découvrir un objet technique et un mode de diffusion inhabituel
• instaurer un rituel
• envisager une continuité d’une année sur l’autre

• Actions transversales possibles

Ces projections peuvent être regroupées en thématiques et mises en rapport avec d’autres domaines d’apprentissage, par exemple :

LE LANGAGE

• travailler sur les différents types de langage (narratif, descriptif…)
• augmenter ses compétences langagières
• repérer différents niveaux de langage
• apporter aux élèves le vocabulaire qui leur permettra de comparer, de faire des choix, d’exprimer des sentiments, des émotions et de stimuler leur sens critique
• mettre en éveil sa mémoire et la retransmission d’un souvenir

LES ARTS VISUELS

• confronter les élèves à différents types de supports (images fixes, animées, peintures, livres…)
• exploiter certains films aux effets visuels et rythmiques
• travailler sur la texture des images cinématographiques (nuances de lumière, ombres….)

LA MOTRICITÉ

•  travail sur le corps, sur la gestuelle (EPS)

L’ENVIRONNEMENT – LE RECYCLAGE

• après étude de courts métrages d’animation, réalisation de leurs propres films par les enfants

LES SCIENCES

• recherches en optique
• exploration en technologie : mécanisme des projecteurs