Les Supports

Le format 35 millimètres

Si les enseignants ont été dans un premier temps séduits par le coût et la facilité de manipulation des films 9,5 ou 17,5 millimètres, la pellicule 35 mm va finalement s’imposer comme format de diffusion au sein des établissements scolaires jusqu’à la fin des années 1930.
Le premier catalogue de la Cinémathèque, établi en 1935, recense 344 titres. Tous sont des 35 millimètres muets. Son supplément, édité en 1938 nous éclaire sur la persistance du muet à cette époque : « Les films de ce répertoire sont tous de réalisation récente, la photographie en est bonne, parfois remarquable. Ces films étaient sonores, ils ont été tirés en muet pour les appareils scolaires et les titres explicatifs ont été rédigés à la Cinémathèque. » Au-delà de l’aspect technique, le choix de diffuser des films muets relevait aussi et surtout d’une intention pédagogique. L’enseignant se devait de garder le contrôle de la séance et cette maitrise passait en grande partie par sa présence vocale.

Le film flamme

Depuis 1923 une réglementation très stricte, établie par la sous-commission technique du cinématographe, contrôle les installations cinématographiques dans les établissements scolaires afin de parer à tout incident lié à la diffusion de films en nitrate de cellulose, un matériau extrêmement inflammable. Le 22 mars 1932,  une circulaire ministérielle interdira définitivement l’utilisation du film nitrate dans les écoles, alors que sa diffusion dans le secteur commercial va se prolonger jusqu’en 1950.
Le corpus de films rassemblés par la Cinémathèque est donc principalement composé de supports en acétate de cellulose ; les films sont dits « safety ».
Ces copies, principalement en noir et blanc jusqu’aux années 1950, ont été parfois rehaussées de couleur : copies teintées, virées, coloriées au pochoir ou à la main dans les années 1920-1930 enrichissent la collection.

Le format 16 millimètres

À partir de la fin des années 1940 le support 16 mm s’impose aux utilisateurs de la Cinémathèque. Le catalogue de films édité en 1957 liste 675 courts métrages mis à la disposition des enseignants. À cette époque la Cinémathèque acquiert des postes Debrie portables qui permettent une diffusion plus importante des films à Paris et dans tout le département.
La diffusion dans les écoles n’a jamais cessé : aujourd’hui près de 120 établissements scolaires bénéficient de séances mensuelles dans leurs préaux à l’aide de projecteurs EIKI portables.

Les supports numériques

La Cinémathèque, pour répondre à la demande, s’est progressivement équipée de supports numériques et dans le même temps, afin de conserver sa collection, a entrepris une campagne de numérisation en 2013. Vous trouverez plus d’informations à ce propos sur la page « Numérisation des films. »

E.D.